Alouette calandrelle

Calandrella brachydactyla - Greater Short-toed Lark

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Alaudidés

  • Genre
    :

    Calandrella

  • Espèce
    :

    brachydactyla

Descripteur

Leisler, 1814

Biométrie
  • Taille
    : 15 cm
  • Envergure
    : 27 à 32 cm.
  • Poids
    : 18 à 25 g
Longévité

5 ans

Distribution

Distribution

Description identification

L'espèce est polytypique avec des variations géographiques, mais aussi individuelles au sein de ces différentes populations. C'est la plus petite alouette d'Europe d'une taille à peine supérieure à celle d'un moineau. Son aspect est pâle avec des motifs de couleurs gris brunâtre ou blanc sale sur le dessus. La calotte est gris brunâtre et nettement rayée, mais elle peut être brun-roux avec des stries plus fines comme dans les populations espagnoles et d'Afrique du Nord. Un large sourcil clair s'étend depuis l'oeil, qui est cerclé de blanc, jusque vers l'arrière de la tête. Elle n'a pas de huppe mais les plumes de la calotte peuvent se gonfler lors des moments d'excitation. Les couvertures parotiques sont gris brunâtre, avec pas ou presque pas de motifs et entourées de blanc sale. Le bec est gros, pointu et jaunâtre pâle.
Le dessous de l'adulte est très clair et ne comporte pratiquement pas de motifs (les juvéniles sont un tout petit peu rayé sur la poitrine). A la base et de chaque côté du cou on trouve généralement une tache noirâtre. Chez certains individus la tache est mal dessinée ou seules de petites raies apparaissent sur le haut de la poitrine mais sans jamais l'envahir totalement. La longueur des rémiges tertiaires atteignant l'extrémité ou presque des rémiges primaires, la caractérise et permet de la distinguer de l'Alouette pispolette, Calandrella rufescens.

Indications subspécifiques 8 Sous-espèces

  • Calandrella brachydactyla brachydactyla (s Europe and Mediterranean islands, nw Africa?)
  • Calandrella brachydactyla hungarica (Hungary and n Serbia)
  • Calandrella brachydactyla rubiginosa (n Africa)
  • Calandrella brachydactyla hermonensis (s Turkey and Syria to ne Egypt)
  • Calandrella brachydactyla woltersi (s Turkey and nw Syria)
  • Calandrella brachydactyla artemisiana (c Turkey and Transcaucasia to nw Iran)
  • Calandrella brachydactyla longipennis (Ukraine and s Russia to sc Siberia and s Mongolia)
  • Calandrella brachydactyla orientalis (c Siberia, n Mongolia and n China)

Noms étrangers

  • Greater Short-toed Lark,
  • Terrera Común,
  • Calhandrinha,
  • Kurzzehenlerche,
  • Szikipacsirta,
  • Малый жаворонок,
  • 大短趾百灵,
  • Kortteenleeuwerik,
  • Calandrella eurasiatica,
  • Korttålärka,
  • Dverglerke,
  • skowrończyk krótkopalcowy,
  • škovránka krátkoprstá,
  • skřivánek krátkoprstý,
  • Korttået Lærke,
  • lyhytvarvaskiuru,
  • ,
  • ヒメコウテンシ,

Voix chant et cris

L'alouette calandrelle a un chant aérien prolongé et peu varié. Elle chante surtout à bonne hauteur en lançant des phrases successives, de 7 à 8 notes aiguës "tsisisivoui-tsivoui-thiou", entrecoupées de cris. Le chant est émis en fin de descente et durant la remontée. Le cri est une sorte de "tchi-tchrrip" roulé et pépiant.

Habitat

L'alouette calandrelle et un oiseau typiquement steppique. Elle aime les terrains secs, sableux ou caillouteux, avec une végétation rase. On la trouve dans des zones bien ensoleillées à l'abri du vent et présentant un sol avec des zones dénudées : dunes, sansouïres, herbages et champs ouverts et même des milieux fortement anthropisés comme les remblais, les carrières, les friches industrielles et les terrains d'aviation.

Comportement traits de caractère

L'alouette calandrelle est un migrateur trans-saharien. La migration prénuptiale s'étale de fin mars jusqu'au mois de mai. Certains individus tentent d'hiverner en France, mais on ne connaît pas l'ampleur de ce phénomène. Elle vie en petits groupes pendant la période hivernale.
Le vol : L'alouette calandrelle a un vol de fringille, onduleux, avec alternance de battements rapides et de descentes ailes fermées.

Alimentation mode et régime

L'alouette calandrelle est essentiellement insectivore en période de reproduction et granivore en période hivernale.

Reproduction nidification

L'espèce est habituellement fidèle à son lieu de reproduction. Pour nicher l'alouette calandrelle a besoin de sites de type steppiques. Des couples peuvent s'installer à une dizaine de mètres les uns des autres et donner à penser qu'ils vivent en colonie, mais ce n'est pas le cas. Le nid est aménagé au sol dans les zones les plus chaudes. Il consiste en une simple dépression, sommairement garni de débris végétaux et protégée du vent dominant et du soleil par une touffe d'herbe ou un buisson. Trois à cinq oeufs sont pondus dès le mois de mai. L'incubation dure de 12 à 14 jours. Les jeunes quittent le nid au bout de 12 jours, avant même de savoir voler. Il n'y a en principe qu'une seule nichée mais deux, entre mai et juillet, ne sont pas exceptionnelles.

Distribution

L'alouette calandrelle vit dans les herbages ouverts et relativement secs de la zone paléarctique, en Afrique (Maroc, Tunisie, Egypte), en Europe (Espagne, Portugal, France, Italie, BAlkans, Grèce) au Moyen-Orient (Turquie), en Russie et en Sibérie, en Asie (Mongolie, Chine, Inde). Elle hiverne principalement en Afrique, dans le sud de l'Asie et dans la péninsule indienne. En France les effectifs les plus importants sont localisés sur le littoral méditerranéen.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

L'espèce a fortement régressé en Europe au XXème siècle. L'alouette calandrelle est souvent dérangée dans les champs par les activités agricoles et sur les plages et les dunes littorales par les activités liées au tourisme. Cette espèce, nichant au sol, est très sensible aux piétinement et à la circulation automobile, dans les zones naturelles. L'urbanisation massive, la mise en culture des zones steppiques comme la Crau et la déprise pastorale détruisent bien des zones qui lui sont favorables.
La France abriterait encore entre 1000-5000 couples dont 500 à 700 rien que dans le département des Pyrénées Orientales. Sa protection passe donc par la conservation des espaces steppiques tant sur ses lieux d'hivernages que sur ceux où elle se reproduit.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 08/01/2009 par Jean-Pierre Trouillas © 1996-2017 Oiseaux.net