Alouette nègre

Melanocorypha yeltoniensis - Black Lark

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Alaudidés

  • Genre
    :

    Melanocorypha

  • Espèce
    :

    yeltoniensis

Descripteur

Forster, JR, 1768

Biométrie
  • Taille
    : 20 cm
  • Envergure
    : 37 cm.
  • Poids
    : 63 à 76 g
Distribution

Distribution

Description identification

Cette grande alouette très trapue possède des ailes assez larges mais longues ainsi qu'un bec fort. Contrairement à la plupart des autres alouettes, les sexes sont très différents tant en couleur qu'en taille, le mâle étant nettement plus grand que la femelle. En plumage usé, c'est à dire au printemps et en été, le mâle présente un plumage noir de suie, excepté quelques rares liserés blanchâtres dessus et un épais bec clair. En plumage frais (automne-hiver), son corps noir est masqué par de larges liserés blanchâtres, surtout sur la tête, le dessus, la poitrine et les flancs, donnant à l'oiseau une apparence pie ou blanchâtre avec les ailes sombres, à moins d'être placé dans sa proximité immédiate. Au printemps, la majorité des liserés deviennent usés, toutefois quelques marques écailleuses pâles subsistent sur la nuque, le manteau et le haut du dos. En vol, les ailes paraissent assez longues et le contraste du dessus blanchâtre avec les ailes et la queue noirâtres semble assez évident.
La femelle adulte est bien plus petite que le mâle. Les plumes du dessous du corps affichent une base brun noirâtre et un liseré pâle. En plumage frais, les parties inférieures sont à dominante blanche avec des taches sombres. Le visage présente peu de motifs ornementaux. Avec l'usure, les marques noirâtres du dessous deviennent encore plus évidentes et forment des plages sombres sur les côtés de la poitrine. Le dessus propose une aspect général brun foncé avec des bordures chamoisées, contrastant avec les ailes et la queue plus noirâtres. En toutes saisons, la femelle se distingue du mâle par son plumage plus tacheté et l'arrière de son dessous blanchâtre. En vol, la femelle peut parfois être confondue avec le Cochevis huppé en raison de sa silhouette mais elle s'en distingue par le dessous de l'aile, la queue et le dessus des rémiges brun noirâtre. A l'opposé de la plupart des autres grosses alouettes, elle n'a pas les côtés de la queue clairs et elle possède des pattes noirâtres.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Black Lark,
  • Calandria Negra,
  • Calhandra-preta,
  • Mohrenlerche,
  • szerecsenpacsirta,
  • Чёрный жаворонок,
  • 黑百灵,
  • Zwarte Leeuwerik,
  • Calandra nera,
  • Svartlärka,
  • Svartlerke,
  • kalandra czarna,
  • škovran čierny,
  • kalandra černá,
  • Sortlærke,
  • mustakiuru,
  • ,
  • クロコウテンシ,

Voix chant et cris

Les cris sont assez mal connus, mais on pense qu'ils ressemblent assez à ceux de l'Alouette des champs, avec cependant davantage de trilles et de sonorités bourdonnantes. Le chant est assez proche de ceux de l'Alouette des champs et de l'Alouette leucoptère. Par rapport à la première, il propose des phrase plus courtes, une tonalité plus aiguë, plus variée et avec un plus grand nombre d'imitations. Par rapport à la seconde, il présente un débit un peu plus lent et une tonalité légèrement plus grave.

Habitat

Localement commune, l'alouette nègre fréquente la steppe sèche, herbeuse et arbustive. Elle apprécie notamment les artemisia (ambroisies qui colonisent les terrains laissés à l'abandon) et les zones herbeuses pas trop fournies. On la trouve également souvent près des lacs de steppe et à la limite des régions cultivées en hiver. L'alouette nègre niche dans le sud-est de la Russie et au Kazakhstan, aux abords de la mer Caspienne. On assiste à une importante dispersion hivernale, notamment lorsque les conditions climatiques se dégradent. Les femelles et les juvéniles s'éloignent généralement à plus grande distance des sites de nidifications. Les oiseaux qui migrent se dirigent alors vers l'ouest, aussi loin que la mer Noire, dans le sud de l'Ukraine et jusqu'en Moldavie. Les alouettes nègres s'aventurent rarement très loin en dehors de la période de reproduction. Leur présence dans les BAlkans, en Scandinavie et encore plus en Europe Occidentale est tout à fait exceptionnelle ou accidentelle.

Comportement traits de caractère

C'est une espèce grégaire. En automne et en hiver de grandes bandes unisexuées se forment. Celles qui sont composées de mâles sont généralement plus importantes. Sur les lieux de la reproduction, les mâles se tiennent souvent les ailes tombantes et la queue étalée, à la manière d'un Merle noir. Ils adoptent la plupart du temps une attitude farouche, cependant ils sont plus abordables en hiver, époque à laquelle on peut les trouver en compagnie d'autres alouettes, en particulier les alouettes leucoptères qui occupent une aire de distribution à peu près similaire. Les alouettes nègres ont un vol bas et légèrement onduleux, mais, pendant la nidification, les mâles naviguent typiquement à la façon des busards au-dessus des prairies, les ailes tenues bien en avant et relevées en V. Le vol du mâle nuptial est sans doute inimitable, quoique rappelant vaguement celui du Choucas des tours.

Alimentation mode et régime

Pendant la plus grande partie de l'année, c'est surtout un végétarien. Pendant la période de reproduction, il complète son menu avec des insectes et des invertébrés.

Reproduction nidification

Les alouettes nègres nichent à même le sol. Avant l'accouplement, le mâle effectue un vol de parade au cours duquel il monte verticalement à une hauteur variable avec d'amples battements d'ailes, les bouts se rejoignant presque au-dessus du dos. Il descend lentement en parachute et se pose à côté de sa partenaire, queue levée, cou et ailes baissés. La ponte est constituée de 4 ou 5 oeufs. Les jeunes sont précoces et sont nourris principalement d'insectes.

Distribution

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 10/09/2006 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net