Fauvette de l'Atlas

Sylvia deserticola - Tristram's Warbler

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Sylviidés

  • Genre
    :

    Sylvia

  • Espèce
    :

    deserticola

Descripteur

Tristram, 1859

Biométrie
  • Taille
    : 12 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 7 à 10 g
Distribution

Distribution

Description identification

Ce petit oiseau se distingue par son corps gracieux, sa queue allongée, ses ailes relativement brèves et arrondies. En plumage reproductif, le mâle nominal affiche une tête, des ailes et des couvertures inférieures gris-bleu-ardoise. Les rémiges et les grandes couvertures ont de larges bordures noirâtres décorées d'une tache rousse. L'alula et les rectrices forment un ensemble noir avec des fines rectrices externes claires. La pointe extrême de la queue est blanche.
L'abdomen est brun vineux roux, la fine moustache est à peine visible.
Les iris sont rouge orangé, l'orbite est blanc proéminent, tout comme le centre du ventre. Les pattes sont rose-chair.
Le mâle non-nicheur est couleur sable. Le mâle non-nuptial est un méli-mélo de couleurs ternes.
Chez les femelles nuptiales, les teintes gris-rose masquent les mouchetures rose-brun pâles. Chez les juvéniles, les différents ornements nuptiaux sont nettement estompés.
Le mâle maroccana est plus sombre que le deserticola. Le dessous a une couleur moins vineuse.

Indications subspécifiques 3 Sous-espèces

  • Sylvia deserticola deserticola (nw)
  • Sylvia deserticola maroccana (c and w Morocco to nw Algeria)
  • Sylvia deserticola ticehursti (e Morocco)

Noms étrangers

  • Tristram's Warbler,
  • Curruca del Atlas,
  • Toutinegra do Atlas,
  • Atlasgrasmücke,
  • atlasz-poszáta,
  • Атласская славка,
  • 沙林莺,
  • Atlasgrasmus,
  • Silvia di Tristram,
  • Atlassångare,
  • Atlassanger,
  • pokrzewka algierska,
  • penica atlaská,
  • pěnice severoafrická,
  • Berbersanger,
  • atlaskerttu,
  • ,
  • チャバラムシクイ,

Voix chant et cris

Fauvette de l'Atlas
adulte

Chez la Fauvette de l'Atlas, le chant principal est une série de notes tamisées et feutrées qui produisent une sorte de bavardage assez musical, cette partition agréable étant parsemée de notes rudes et grinçantes. À de nombreux égards, ce chant ressemble à celui de la Fauvette passerinette (Sylvia cantillans), mais il a généralement un ton plus doux et plus bas, et son exécution semble moins musicale. Le chant dure de 2 à 5 secondes et est émis du haut d'un perchoir. Les appels de reconnaissance sont des "chit-iit, chit, chit-it" ou des "tsek, tsek ou tsreck" lancés comme cri d'alarme.

Habitat

Les Fauvettes de l'Atlas nichent dans les broussailles sèches ainsi que dans les maquis des régions montagneuses, à des altitudes qui varient entre 1 000 et 2 500 mètres. Elles apprécient particulièrement les parcelles denses de genévriers (juniperus) et les forêts ouvertes buissonneuses composées d'yeuses ou de chênes verts (quercus ilex) qui sont des arbres à feuilles persistantes.
Ces minuscules oiseaux aiment également les garrigues pourvues de cistes et de buis qui s'adaptent aux sols secs et ensoleillés des pourtours méditerranéens. Les Fauvettes de l'Atlas fréquentent les versants des collines sur lesquelles les zones ouvertes alternent avec les hautes broussailles et les gros buissons.
Dans le sud de leur aire de distribution, ils sont non-nicheurs dans des endroits moins broussailleux et plus herbeux. Dans cette zone géographique, ils marquent une plus grande préférence pour les zones semi-désertiques qui bordent les wadis. On peut aussi les observer à proximité des oasis, en particulier celles dans lesquelles poussent les tamaris.

Comportement traits de caractère

Les Fauvettes de l'Atlas habitent les paysages accidentés pourvus de versants, de pentes et de vallées. Parvenus au mois de septembre, elles entament quelques mouvements migratoires, quittent les cistes, les buis et les chênes verts pour rejoindre les semi-déserts de tamarisks, au-dessus de 1 000 mètres. Au début de cette période, les petites bandes se dispersent et vivent en solitaire ou en couples.
Les Fauvettes de l'Atlas sont assez furtives et dissimulatrices, mais elles ne sont pas discrètes à un très haut point.
Elles circulent généralement à faible hauteur dans la végétation, bougeant sans cesse à la cime des buissons et remuant continuellement la queue. Pendant la période nuptiale, les mâles sont assez facilement repérés car ils délivrent leurs vocalises à partir du sommet des branches, à des positions très évidentes.
Les Fauvettes de l'Atlas ont essentiellement une posture horizontale, avec la tête étirée vers le haut et la queue tendue. Leur vol manque d'énergie et les ailes, en se frottant les unes aux autres produisent des vrombissements qui sont à peine audibles.
Lorsqu'elles s'enfuient, elles réalisent un vol de courte distance et elle s'empressent de venir s'abriter dans le buisson qui constitue l'abri le plus rapidement disponible.
Les Fauvettes de l'Atlas sont des migrants partiels, une partie des nicheurs qui occupent le territoire de nidification est présente toute l'année, mais certains territoires sont totalement évacués après la ponte et l'envol des petits. Ce mouvement a un caractère altitudinal et de faible distance, les parents voyageant vers les montagnes du sud qui sont peu éloignées. Les jeunes parcourent au maximum 10 000 kilomètres, alors que les adultes peuvent en parcourir plus. Les quartiers d'hivernage sont occupés principalement de décembre à février, le retour s'effectue sur les lieux de nichage de mars à mai.

Alimentation mode et régime

Les Fauvettes de l'Atlas s'alimentent principalement avec des petits coléoptères et des arthropodes, c'est à dire des vers de terre, des chenilles de lépidoptères, des fourmis (hyménoptères) et des larves de scarabées. Ces moyens prédateurs consomment aussi vraisemblablement diverses sortes de fruits en automne, fruits qu'ils recueillent à l'étage moyen des arbrisseaux, des herbes à graines et des herbes.
Moins souvent, on peut les observer à la cime de végétaux peu élevés. Les cimes des arbres ne sont pas délaissées pour autant.

Distribution

Les Fauvettes de l'Atlas sont originaires du Maghreb, de la Mauritanie jusqu'à la Libye en passant par le Maroc et l'Algérie (où elle sont réparties du littoral jusqu'au sud saharien). Elles sont réparties en 2 ou 3 sous-espèces :
S. d. maroccana - niche dans l'Anti-Atlas, le Haut et le Moyen-Atlas, du Jebel Igdet (Maroc) jusqu'à Tlemcen (nord-ouest de l'Algérie) ; non-nicheur aussi jusqu'aux oasis de l'ouest du Sahara (aussi loin que Nouakchott, dans l'ouest de la Mauritanie).
S. d. deserticola - niche dans l'Atlas Saharien et dans les Aurès, à partir de Aïn Sefra (nord-ouest de l'Algérie) jusqu'à la zone de Gafsa (Tunisie) ; non-nicheur dans le centre et sud de l'Algérie (Tademaït Plateau, Tassili n-Ajjer, monts Ahaggar), le nord-est du Mali et le centre de la Libye.
S. d.ticehursti - 0uarzazate, Maroc, race la plus pâle (statut douteux), souvent rattachée à la nominale.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Les Fauvettes de l'Atlas ne sont pas globalement menacées : Dans l'Afrique maghrebine, la population s'étend sur plus de 300 000 kilomètres carrés, principalement en Algérie. Les effectifs ne sont pas quantifiés avec précision car les prédateurs ne sont pas considérés comme virulents, si bien que l'usure des populations s'opère de façon très lente. En Algérie, la fragmentation s'effectue de façon assez lente, étant inférieure à 19% tous les 3 ans.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 24/10/2016 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net