Océanite de Swinhoe

Oceanodroma monorhis - Swinhoe's Storm Petrel

Systématique
  • Ordre
    :

    Procellariiformes

  • Famille
    :

    Hydrobatidés

  • Genre
    :

    Oceanodroma

  • Espèce
    :

    monorhis

Descripteur

Swinhoe, 1867

Biométrie
  • Taille
    : 20 cm
  • Envergure
    : 44 à 46 cm.
  • Poids
    : 38 à 40 g
Distribution

Distribution

Description identification

Cette océanite de moyenne taille se reconnaît grâce à son plumage brunâtre sombre, sa queue crochetée, sa petite tête et quelques taches longilignes blanches à la base des primaires. L'ensemble du plumage varie du brun fuligineux foncé au gris-brun sombre, il est souvent plus gris sur la tête et sur le cou et parfois plus pâle sur la plaque sus-alaire qui entoure les moyennes couvertures, toutes les grandes couvertures et l'extrémité des tertiaires.
Cette plaque n'est pas de taille réduite mais ces contours sont souvent mal définis, de petites taches blanches étant visibles à la base des primaires externes lorsque l'on observe de près. Les iris sont brun foncé. Le bec, les pattes et les pieds sont noirs. Les sexes sont identiques, avec cependant une taille plus importante dans l'envergure et la longueur de la queue chez la femelle.
Les juvéniles sont semblables aux adultes hormis le fait qu'ils présentent un plumage frais pendant l'automne et l'hiver boréal alors que leurs parents ont un plumage fortement usé pendant la même période. Les océanites de Swinhoe peuvent être confondus avec les océanites cul-blanc qui ont un croupion sombre. Néanmoins, ils ont une silhouette plus fine et une queue crochetée au lieu de fourchue.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Swinhoe's Storm Petrel,
  • Paíño de Swinhoe,
  • Painho de Swinhoe,
  • Swinhoewellenläufer,
  • koreai viharfecske,
  • Малая качурка,
  • 黑叉尾海燕,
  • Chinees Stormvogeltje,
  • Uccello delle tempeste di Swinhoe,
  • Swinhoes stormsvala,
  • Japanstormsvale,
  • nawałnik brunatny,
  • víchrovníček malý,
  • buřňáček vlaštovčí,
  • Mørkrygget Stormsvale,
  • pikkukeiju,
  • ,
  • ヒメクロウミツバメ,

Voix chant et cris

Il y a 2 vocalisations principales : la première est une sorte de ronronnement émis à partir du terrier ou d'un autre lieu situé à terre, il est délivré par le mâle et il est assez semblable à celui de l'océanite de Tristam ; le second cri est sexuellement dimorphique et il est plus long et plus complexe que celui de l'océanite cul-blanc. Il est délivré aussi bien à terre que dans les airs. Le cri du mâle possède une grande amplitude de fréquences alors que celui de la femelle présente une structure plus harmonieuse, ce qui permet de reconnaître immédiatement les sexes.
Au large, les océanites de Swinhoe sont plutôt silencieuses.

Habitat

Les océanites de Swinhoe sont des oiseaux marins et habituellement pélagiques. Cependant, il leur arrive également de naviguer à proximité des côtes. Au Japon, dans l'île Kutsujima, ils se reproduisent à l'intérieur de zones boisées constituées d'arbres à feuilles permanentes. Ils installent leurs nids dans les branches des avocatiers du Japon (Machilus thunbergii) ou dans celles des camélias du Japon. La végétation des aires de reproduction est habituellement dominée par les ilex denticulés (ilex integra), arbres ou arbustes qui peuvent atteindre jusqu'à 5 mètres de hauteur, qui prolifèrent sur des sols frais à humides et préfèrent une exposition ensoleillée à semi-ombragée.
En Corée, l'habitat des petites îles dans lesquelles nichent ces océanites est dominé par les laîches (Carex bootiana).

Comportement traits de caractère

Les océanites de Swinhoe sont des migrateurs de longue distance. Ils se dirigent vers le sud et vers l'ouest pour passer l'hiver dans le nord de l'océan Indien (au large de la Somalie). Parfois, ils remontent même la mer Rouge pour atteindre Eilat et le golfe d'Aqaba. Pendant les migrations qui ont lieu principalement en mai-juin et en octobre-novembre (retour vers le nord), les détroits tels que ceux de Malacca et de Singapour sont des lieux de passage essentiels. L'une de voies principales vers le sud et de retour vers le nord pour la nidification passe par Amboine et Buru, dans la mer de Banda entre les Célèbes et la Nouvelle-Guinée.
La présence de l'océanite de Swinhoe a été signalée dans l'Atlantique Nord pour la première fois en 1983. L'utilisation de la génétique et l'analyse de voix ont été requises pour l'identification de cette espèce dans cet endroit où elle était précédemment absente. L'entrée dans l'Atlantique s'effectue par le sud et le cap de Bonne-Espérance.

Alimentation mode et régime

Il y a très peu de renseignements sur ce secteur de son activité. L'océanite pêche à partir des airs puis il plonge pour attraper sa proie. Aux îles Maldives, on a pu l'observer accompagnant les bandes de fausses orques (Pseudorca crassidens) et récupérant les déchets qui résultent de la chasse de ces redoutables prédateurs.

Reproduction nidification

On possède vraiment peu d'informations sur les mœurs reproductives de cette océanite. La saison de nidification commence au mois d'avril, le dépôt des œufs a lieu en mai-juin et se poursuit parfois aussi tardivement que le début du mois de juillet.
Les océanites de Swinhoe forment des colonies lâches et déposent leur ponte dans des terriers. La nichée ne contient généralement qu'un seul œuf.

Distribution

Les océanites de Swinhoe fréquentent les eaux tropicales de l'océan Indien et de l'ouest de l'océan Pacifique. Leur aire de distribution s'étend d'ouest en est, de la corne de l'Afrique jusqu'au nord du Japon (Hokkaïdo ) en passant par la péninsule indienne, le Sri Lanka, Sumatra, Hainan, Formose, la Chine et la Corée. Ces oiseaux nichent dans les petites îles au large du Japon (Kyushu, Honshu) , dans celles de l'ouest de la mer Jaune et de la Corée, au large de la Russie Orientale (région de Vladivostok). De récentes études suggèrent une possible nidification dans le nord de l'océan Atlantique.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

D'après le Handbook des oiseaux du Monde, cette espèce est presque en danger, mais son avenir à court terme n'est pas globalement menacé. Les effectifs mondiaux sont estimés entre 30 000 et 130 000 couples. La plus grande colonie connue est chiffrée à environ 8 000 couples et est située dans l'île de Verkhovsky, au sud de Vladivostok. Au moins 5 000 couples nicheurs sont présents dans les grandes iles du Japon (Honshu, Shikoku et Kyushu). A cela, il faut rajouter environ 4 000 couples à Kutsujima et dans les îles situées au large de Honshu. Les populations situées au large de la Corée et de la Chine sont trop vaguement évaluées, de nouveaux recensements sont requis.
Dans les îles de la Russie Orientale, les principaux prédateurs sont les corbeaux et les hiboux migrateurs du genre Asio. A Okine-shima, les colonies ont été quasiment anéanties par l'introduction accidentelle du rat brun (Rattus norvegeicus).
Des travaux d'urgence pour récolter des renseignements sont nécessaires si on vaut améliorer son existence et sauver cet oiseau de tous les dangers qui le guette.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 23/06/2015 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net