Paruline tigrée

Setophaga tigrina - Cape May Warbler

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Parulidés

  • Genre
    :

    Setophaga

  • Espèce
    :

    tigrina

Descripteur

(Gmelin, JF, 1789)

Biométrie
  • Taille
    : 13 cm
  • Envergure
    : 19 à 22 cm.
  • Poids
    : 9 à 12 g
Longévité

4 ans

Distribution

Distribution

Description identification

Le mâle adulte en plumage nuptial montre un capuchon et une nuque olive avec d'abondantes stries noires, si bien que ces 2 régions apparaissent souvent noirâtres. Le sourcil, la sous-moustache et la large tache qui est située sur les côtés du cou sont jaune éclatant. Le sourcil est souvent nuancé de châtain-orange. Les couvertures auriculaires, complètement cernées de jaune, sont également châtain-orange. Le fin trait oculaire est noir. Le manteau et les scapulaires olive avec des stries sombres contrastent avec le croupion jaunâtre qui est pratiquement uni. Les plumes des couvertures sus-alaires sont olive avec de nets centres noirs. Les ailes sont noirâtres avec des bordures olive, ces dernières étant plus larges et plus pâles sur les tertiaires. Les moyennes couvertures sont majoritairement blanches et les grandes couvertures, en particulier les plumes externes, sont bordées de blanc, montrant une belle tache claire lorsque l'aile est déployée. La queue est foncée avec des bordures olive et des taches blanches sur les rectrices externes.
Les parties inférieures sont jaune brillant devenant blanchâtres sur les sous-caudales. La poitrine, le haut du ventre et les flancs sont ornés de larges stries noires. Le bec et les pattes sont noirâtres, les semelles un peu plus pâles.
En plumage non nuptial, le plumage corporel est généralement plus terne, mais un apport important de jaune subsiste encore sur la tête et sur le dessus ainsi qu'un peu de châtain-orange, au moins sur les couvertures auriculaires. La tache alaire blanche est présente mais en plus terne.
La femelle adulte en plumage nuptial est bien moins éclatante que son partenaire : le capuchon, la nuque et le dessus affichent une couleur gris-olive avec des stries discrètes. Les couvertures auriculaires sont olive grisâtre avec un lavis jaune. Le sourcil, la tache du cou, la gorge et la poitrine forment un ensemble jaune pâle. Les stries sur les parties inférieures sont abondantes, mais plus fines et plus grises que chez le mâle. Les grandes et les moyennes couvertures sont finement bordées de blanc, formant 2 vagues barres alaires. Les sus-caudales sont gris-olive et ont de vagues centres sombres. Les femelles en plumage non nuptial sont encore plus ternes. Le dessus est moins olive, les stries corporelles sont moins marquées. La teinte jaune reste toutefois visible sur les côtés du cou et sur les parties inférieures.
Les mâles de première année sont variables : en plumage non nuptial ils sont généralement plus ternes que les mâles adultes mais ils sont plus jaunes sur la tête et sur le dessus que les femelles. Sur les moyennes couvertures il y beaucoup de blanc formant une tache alaire qui est moins grande que celle du mâle et qui est notablement différente des barres alaires de la femelle. Les individus les plus resplendissants ressemblent aux mâles adultes mais ils n'ont pas de châtain-orange sur les oreillons. En plumage nuptial, la ressemblance avec leur père est plus flagrante, mais la tache alaire est parfois moins développée. Peu d'individus sont considérablement plus ternes, ressemblants alors à des femelles. Ceux-là sont identifiés par leur tache alaire blanche. Les rémiges, l'alula, les couvertures primaires et les rectrices sont relativement usées mais le contraste avec les couvertures n'est pas évident.
Les femelles de première année se distinguent des jeunes mâles par leur couleur grisâtre. Leur plumage n'a habituellement pas de jaune excepté le croupion. Les sus-caudales n'ont pas de centres noirs.
Les juvéniles ont un dessus gris-olive avec de légères stries sur le manteau. La gorge et la poitrine sont gris sombre avec des mouchetures plus pâles. Le reste des parties inférieures est chamois-jaune pâle avec de vagues stries olive sur le ventre et sur les flancs. Il y a des terminaisons chamois sur les grandes et les moyennes couvertures formant 2 barres alaires. Le bec et les pattes sont chair sombre.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Cape May Warbler,
  • Reinita atigrada,
  • Mariquita do Cabo May,
  • Tigerwaldsänger,
  • tigrislombjáró,
  • Тигровый лесной певун,
  • 栗颊林莺,
  • Tijgerzanger,
  • Parula di Cape May,
  • Brunkindad skogssångare,
  • Brunkinnparula,
  • lasówka rdzawolica,
  • horárik tigrovaný,
  • lesňáček skvrnitý,
  • Brunkindet Sanger,
  • rusoposkikerttuli,
  • ,
  • ホオアカアメリカムシクイ,

Voix chant et cris

Paruline tigrée
♂ adulte nuptial

Le cri le plus courant est un "sip" aigu et très ténu. On peut également entendre des "tsee tsee" extrêmement stridents, clairs et légèrement descendants qui la plupart du temps sont délivrés en vol mais aussi parfois quand ils se restaurent.
Le chant est une série de 4 ou 5 "zi" qui sont très aigus, fins, et occasionnellement doublés.

Habitat

Les parulines tigrées nichent dans les forêts boréales, spécialement dans celles où les épicéas noirs sont dominants. En migration, elles vivent dans toutes sortes de boisements. En hiver, on les trouve dans les parcelles ouvertes en cours de régénération, aux lisières des forêts, dans les paysages de parcs, dans les plantations et dans les jardins

Comportement traits de caractère

Paruline tigrée
♀ adulte

Les parulines tigrées sont territoriales, notamment en hiver. A cette période de l'année, elle se constituent des petites zones réservées pourvues de plantes fleurissantes et elles les défendent contre leurs congénères et contre les autres espèces de parulines.
Les parulines tigrées sont des migratrices de longue distance. La plupart de ces oiseaux se dirigent vers le sud ou le sud-est, empruntant un itinéraire situé entre la vallée du Mississippi et la zone montagneuse des Appalaches pour rejoindre la Floride. De là, elles entament la traversée du Golfe jusqu'aux îles des Antilles. Les populations qui se reproduisent dans l'extrême est du Canada et en Nouvelle-Angleterre longent le littoral de l'Atlantique jusqu'à la Floride. Au printemps, la plupart des parulines passent par la Floride, mais certaines décident de traverser le sud de la péninsule et l'est du golfe du Mexique pour faire une halte sur la côte nord-est du Golfe. Les parulines tigrées quittent les lieux de reproduction à la fin d'août ou en septembre et arrivent dans leurs quartiers d'hiver en octobre. Certains oiseaux s'attardent en Amérique du Nord jusqu'à décembre. La migration de retour commence à la fin mars, les oiseaux étant de retour sur les lieux de ponte vers la mi-mai. Certains oiseaux vagabondent à Terre-Neuve, surtout en été. Ils errent également dans les états de l'ouest de l'Amérique du Nord jusqu'à l'Alaska, excepté l'Utah. Ils sont notamment assez fréquents en Californie.

Alimentation mode et régime

Les parulines tigrées se nourrissent surtout d'insectes, et plus particulièrement de lépidoptères : ils sont particulièrement friands des tordeuses des bourgeons des épinettes qui prolifèrent dans les conifères. Au printemps, ils recherchent leur pitance à une grande hauteur dans les arbres en glanant ou en poursuivant leurs proies à la manière des gobemouches. En hiver, ces petits passereaux font une provision de nectar et de jus de baies. A cet effet, ils possèdent une longue langue en forme de tube qui est unique chez les parulines. Pendant cette période de l'année, ces oiseaux continuent à chasser des insectes qu'ils trouvent au sommet de la canopée, comme en été.

Reproduction nidification

Les parulines tigrées se reproduisent en juin. Le nid est placé entre 0 et 20 mètres au-dessus du sol sur une branche d'épicéa ou de sapin. L'édifice a la forme d'une coupe et il est construit avec de la mousse, des tiges de plantes grimpantes et des brindilles. Il est garni avec des fines herbes, du crin et des plumes. Pendant la parade nuptiale, le mâle vole souvent avec les ailes rigides, juste au-dessus de la femelle pendant que celle-ci construit le nid. La ponte comprend entre 4 et 9 œufs (généralement 6-7). Les pontes sont habituellement pléthoriques les années où les tordeuses des bourgeons prolifèrent. La durée d'incubation et la longueur du séjour des jeunes au nid ne sont pas connues.

Distribution

Les parulines tigrées nichent dans le nord du continent nord-américain, du sud-ouest du Territoire du Nord et de l'extrême sud-ouest de la Colombie Britannique jusqu'à la Nouvelle-Écosse et le nord de la Nouvelle-Angleterre. Son aire de nidification inclut également le nord de la région des Grands Lacs. Elles hivernent principalement aux Indes Occidentales, bien qu'on les trouve aussi en Amérique Centrale, de la presqu'île du Yucatan jusqu'au Panama. Pendant la période hivernale, ces oiseaux élisent également domicile dans le sud de la Floride, au nord de la Colombie et au Venezuela. Cette espèce est considérée comme monotypique, c'est à dire qu'elle n'est pas subdivisée en sous-espèces.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Les parulines tigrées sont communes, mais leurs effectifs fluctuent considérablement en fonction de la plus ou moins grande abondance des tordeuses des bourgeons qui constituent leur nourriture principale. L'espèce est classée comme de préoccupation moindre.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 18/07/2013 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net